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L’annulation d’une assemblée générale de copropriétaires peut être demandée lorsqu’elle ne respecte pas certaines règles légales ou réglementaires. Seuls les copropriétaires opposants ou défaillants peuvent agir, et dans un délai de deux mois suivant la notification du procès-verbal.
Voici les 18 motifs principaux pouvant entraîner l’annulation d’une assemblée générale ou de ses résolutions :
La convocation doit être reçue 21 jours avant la réunion. Ce délai commence le lendemain de la réception de la lettre recommandée.
Tous les copropriétaires doivent être régulièrement convoqués. Sinon, la réunion peut être annulée.
La convocation doit comporter : lieu, date, heure, ordre du jour, formulaire de vote par correspondance et modalités de consultation des pièces.
Un syndic sans mandat valide ne peut convoquer valablement l’AG.
Il doit mentionner les résultats détaillés du vote, les noms des opposants, des abstentionnistes et être signé par les personnes habilitées.
L'absence de documents obligatoires (budget, devis, projets de résolution, etc.) rend la convocation irrégulière.
Le formulaire doit être retourné au syndic trois jours francs avant la réunion. Sinon, il est écarté.
La présence d’un tiers non autorisé peut vicier l’assemblée, sauf si son influence est neutre.
Une résolution votée à une mauvaise majorité est annulable, sauf si le seuil supérieur est atteint malgré tout.
Seules les questions inscrites peuvent faire l’objet d’un vote.
Une erreur dans le calcul des tantièmes rend l’assemblée contestable, même sans preuve de préjudice.
Ex. : non-élection des scrutateurs si exigée par le règlement.
Un vote doit toujours respecter l’intérêt collectif. Toute manœuvre contraire peut être sanctionnée.
Un amendement qui change le sens d’une résolution initiale est interdit.
Une assemblée ne peut modifier la destination ou l’usage privatif d’un lot sans l’accord du copropriétaire.
Un mandat doit être écrit et signé. Tout manquement rend l’AG annulable.
Le syndic doit ouvrir un compte séparé au nom du syndicat, à défaut son mandat est nul.
Le syndic ne peut attribuer les pouvoirs en blanc qu’il reçoit. Une intervention active de sa part rend les décisions nulles.